Année après année, les étrangers subissent des lois et des règlements
toujours plus liberticides. Ce constat ne relève pas de l'opinion : il se lit
dans les délais de recours raccourcis, dans la durée de rétention allongée,
dans le nombre de décisions rendues sans audience.
Devant cela, répondre à l'appel d'un réseau national, professionnel et
exigeant n'est pas une occasion à saisir. C'est un devoir.
L'état de droit ne se dégrade jamais partout à la même vitesse. Il cède
d'abord là où il protège ceux qui votent le moins, se plaignent le moins et
sont éloignés le plus vite. Le droit des étrangers est le lieu où se mesure
sa santé réelle, et ce lieu est aujourd'hui atteint.
Une victoire de l'extrême droite ne créerait pas cette atteinte. Elle la
poursuivrait et l'accélérerait. Nous nous organisons maintenant pour ne pas
avoir à le faire dans l'urgence.